Quelles sont les conséquences du stress sur notre cerveau ?

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Qu’est ce que le stress chronique ? A quel point est-il nocif pour notre cerveau ? Comment fonctionne notre cerveau pendant une situation stressante ?

Avant d’entamer l’article, je pense qu’il est utile de formuler la différence entre d’une part LE STRESS AIGU ,qui découle d’événements spécifiques pour lesquelles nous percevons que nous avons peu de contrôle, où des éléments imprévisibles et nouveau, qui menacent notre égo, existent. Ce stress n’est pas forcément négative, il déclenche la sécrétion d’hormones qui nous permet de le gérer. Exemple : éviter un accident de roulage, la peur avant de monter sur scène. Et d’autre part, LE STRESS CHRONIQUE, qui découle d’une exposition répétée ou prolongée à une situation stressante. Celui-ci affaiblit notre santé et peut conduire à l’épuisement de l’organisme. En effet, l’organisme sécrète constamment des hormones du stress qui entraine une dépense énergétique trop élevée et peu conduire à terme à la dépression.

Une équipe de chercheurs de l’ETH Zurich s’est penchée sur la question de savoir comment fonctionne notre cerveau pendant une situation stressante ? Ils ont réussi à montré que libération de certains neurotransmetteurs, ici la noradrénaline, refaçonne la communication entre les grands réseaux de notre cerveau. Leurs résultats permettent de mettre de mieux appréhender les processus neuronaux rapides qui se manifestent, dans le cerveau, lors d’événements stressants.

Dans ces situations stressantes, par exemple une mise en danger dans la circulation routière, notre cerveau n’a que quelques fractions de seconde pour prendre une décision de vie ou de mort. Il est donc impératif qu’une communication efficiente entre les différentes zones du cerveau soit établie et ce par le biais de la formation de réseaux dits fonctionnels. A l’heure actuelle, la manière dont les opérations « rapides » se déroulent, restent encore relativement énigmatique.

Certains tests ont proposé le rôle majeur de la noradrénaline, celle-ci étant libérée en grande quantité lors d’événements stressants. Il ne s’agissait que d’une suggestion puisqu’aucun n’examen ne pouvait le confirmer. Depuis, deux chercheurs Johannes Bohacek et Nicole Wenderoth, ont effectués des tests sur des souris, qui ont confirmer l’hypothèse que la libération de la noradrénaline suffisait à mettre en lien très rapidement différentes régions du cerveau. C’est grâce à la stimulation du locus coeruleus, qui fournit la noradrénaline à tout le cerveau, que les chercheurs ont pu confirmer cette hypothèse. Les résultats ont pu être observés grâce à une imagerie par IRM, en temps réel. Les résultats ont laissé les chercheurs bouche bée, ils espèrent maintenant d’effectuer des analyses similaires chez l’homme pour diagnostiquer l’hyperactivité pathologique du système noradrénaline, qui est associée aux troubles anxieux et paniques.

référence de l’article : https://neurosciencenews.com/brain-stress-14580/?fbclid=IwAR3IIEYWerTq8w2Z6ra9xe4HwV2fAeA7QcAd_WhyK45y6nyp2dVWugxe5w8

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Nos croyances

 LELEPHANT ENCHAINE

Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’étaient les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière. Mais ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s’en aller. Le mystère reste entier à mes yeux.

« Alors, qu’est ce qui le retient ? Pourquoi ne s’échappe t-il pas ? »

À cinq ou six ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé. Je posais alors la question qui tombe sous le sens :

« S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ? »

Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente. Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse :

« L’éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable. »

Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ces efforts.

Je l’imaginai qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… Jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable. Il garde le souvenir gravé de l’impuissance qui fut la sienne après sa naissance. Et le pire, c’est que jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force.

C’est ainsi ! Nous sommes tous un peu comme l’éléphant du cirque : nous allons de par le monde attachés à des centaines de pieux qui nous retirent une partie de notre liberté.

Nous vivons avec l’idée que « nous ne pouvons pas faire » des tas de choses, pour la simple et bonne raison qu’une fois, il y a bien longtemps, quand nous étions petits, nous avons essayé et n’avons pas réussi.